Décès de Gilbert Mafuta “Huilo” : une disparition qui appelle des clarifications urgentes
L’ASBL Kot Furdom vient d’être frappée par la disparition douloureuse de l’un de ses membres, Monsieur Gilbert Mafuta, affectueusement appelé “Huilo” par ses proches.
Selon les premiers éléments rapportés, la victime se serait séparée des autres membres du groupe vers 19 heures, après une rencontre tenue avec eux. Quelques instants plus tard, un appel téléphonique aurait alerté certains membres, indiquant que Gilbert Mafuta aurait été retrouvé grièvement blessé, présenté comme victime d’un accident dont la nature exacte n’aurait pas été clairement précisée.
Le Comité directeur se serait alors rendu à l’hôpital Saint-Joseph de Limete, où il aurait trouvé la victime installée sur une chaise roulante, entourée de ses enfants ainsi que de certaines personnes ayant participé à l’alerte. Le même récit leur aurait été servi : celui d’un accident. Après environ quatre jours en réanimation, Gilbert Mafuta a malheureusement rendu l’âme.
Mais cette version des faits, en l’état, soulève plusieurs interrogations légitimes.
Qui étaient exactement les personnes ayant appelé le groupe et les enfants de la victime ? Pourquoi l’alerte aurait-elle été donnée à partir de leurs téléphones plutôt qu’à partir de celui de la victime ? Le téléphone de Gilbert Mafuta était-il verrouillé, introuvable, déchargé ou retenu par quelqu’un ? Comment ces personnes auraient-elles obtenu les numéros de ses enfants ? Les connaissaient-elles déjà ? Ont-elles eu accès à son répertoire téléphonique ?
D’autres questions demeurent tout aussi importantes. Si Gilbert Mafuta n’était que passager, quel aurait été le sort du conducteur ? Était-il présent ? A-t-il été identifié ? A-t-il également été blessé ?
Le véhicule ou l’engin impliqué aurait-il été localisé ? Existe-t-il un constat de police, un rapport médical initial, un procès-verbal ou des témoins directs de la scène ?

À ce stade, plusieurs hypothèses pourraient être envisagées avec prudence : un accident réel, un accident suivi d’une mauvaise prise en charge, une agression dissimulée sous l’apparence d’un accident, une altercation ayant mal tourné, voire, dans l’hypothèse la plus grave, un acte volontaire ayant entraîné la mort.
Il ne s’agit pas d’accuser sans preuve. Il s’agit de refuser qu’une mort aussi troublante soit classée trop rapidement sans vérification sérieuse.
L’attitude première de la famille devrait donc être claire : demander officiellement l’ouverture d’une enquête, exiger l’identification complète des personnes ayant conduit ou accompagné la victime à l’hôpital, solliciter le rapport médical d’admission, obtenir le constat de police, faire établir les circonstances exactes du transport vers l’hôpital et préserver tous les téléphones, messages, appels et témoignages disponibles.
La famille pourrait également demander, si nécessaire, un examen médico-légal afin de déterminer la nature des blessures et leur compatibilité avec la version d’un accident.
Le téléphone de la victime devrait être sécurisé, non manipulé inutilement, et remis aux autorités compétentes si l’enquête l’exige.
Dans cette épreuve, l’ASBL Kot Furdom devrait accompagner la famille avec dignité, calme et fermeté. La douleur ne doit pas conduire à des accusations hâtives, mais la prudence ne doit pas non plus devenir une résignation.
La mémoire de Gilbert Mafuta mérite la vérité. Sa famille mérite des réponses. Et ceux qui affirment avoir assisté à ses derniers instants doivent pouvoir expliquer, clairement et entièrement, ce qu’ils savent.